Les gens, pour la première fois de ma vie je ne fais rien. J’attends tout
simplement et je ne fais rien. Ou, si je fais quelques choses, ce n’est rien de bien intéressant que je puisse mettre sur mon blog. Je ne fais rien de mes secondes, rien de mes minutes, rien de
mes heures, rien de mes jours, rien de ma semaine que je viens de passer, rien du tout. C’est assez frustrant de ne rien faire me direz vous, mais je ne me frustre pas aussi facilement. Car
certes, je ne fais rien de mes journées, ni de mes soirées d’ailleurs, mais au moins je suis conscient de ne rien faire et je ne fais justement rien pour changer cela non plus. Car me connaissant
je suis capable de mille et une astuces lorsqu’il s’agit de faire bouger les choses autour de moi, et s’il me manque des éléments je vais les chercher la ou ils sont pour arriver à ce que je
souhaite. Mais ces temps-ci, je ne fais rien. La vie à ses hauts et ses bas comme nous avons tous pu le constater à un moment donné ou à un autre, et moi actuellement je suis au point mort, je ne
suis ni en haut ni en bas, je suis au milieu, en suspend dans le temps et j’attends en faisant le strict minimum : RIEN. Je me réveille tous les matins en me demandant ce que je vais bien
pouvoir faire de ma journée, puis je jette un coup d’œil à mes mails, je réponds à une centaine de fans, ensuite je prends soin de mon corps de rêve (certes je fais rien, mais je ne me laisse pas
non plus aller à la dérive.) et après j’attends. Mais attention il ne faut pas prendre ce que je viens d’écrire pour une sorte de « dépression post grossesse », car d’une part je
n’étais pas enceint et d’autre part je ne suis pas en dépression. Non, ici il s’agit bien d’une flemmite paresseusement aigüe et de rien d’autre, et vous savez QUOI ? Cela fait énormément de
bien.
Pourquoi est ce qu’il faut TOUJOURS faire quelques choses pour êtres quelqu’un ? Pourquoi faut-il TOUJOURS êtres en
mouvement pour prouver que l’on existe ? Pourquoi faut-il TOUJOURS prouver quelque chose d’ailleurs ? Moi je dis Fuck (en plus j’aime bien dire fuck et je l’avais pas encore
dis !!!), et je ne fais rien d’autre que de ne rien faire. Et je suis Bien, je respire, je profite de ma léthargie, je me remets en question, je regarde les heures passer, je dors, je rêve,
je crée des projets, je les défais, les reconstruits, je me pose des questions. Je suis en mode CHRYSALIDE, je ne bouge plus physiquement mais plein de changement s’opèrent psychologiquement. Et
c’est LA ou j’ai envie d’en venir, en chacun de nous survient un moment de stagnation physique, une sorte de flottement dans l’air ou on a l’impression de ne servir à rien, d’être la, et
c’est tout. Moi je le prends comme l’étape finale d’un cycle que l’on doit accomplir pour passer au cycle suivant. A nous de savoir le gérer pour nous régénérer, nous recadrer, nous écouter et
ensuite repartir dans la vie active car même si je me donne le temps de stagner, je sais qu’à un moment donné il faudra que je bouge, non pas parce que c’est une obligation car on a presque
toujours le choix, mais parce que je ne suis pas fait pour ne rien faire, j’ai besoin de beaucoup plus et puis surtout parce que ça me saoule de ne rien faire même si c’est bénéfique parfois.
Alors oui, pour l’instant j’attends et je ne fais rien, attendre quoi, je ne sais pas moi-même mais j’attends, car tout viens à point à qui sait attendre non ? Un signe, une lettre, un être
on verra bien car c’est une nouvelle journée qui s’achève et une nouvelle qui commence avec plein de surprise au bout !!!!
Du coup lors de cette période de stagnation on tend souvent
à s’éloigner un peu des autres, ce qui je trouve est totalement normal. Vous allez me demander pourquoi ? Et je vais y répondre : car dans la vie active, ou tout le monde est en train
de s’activer justement t’es la tu fous rien de ta journée, tu te la coule douce alors que l’autre se tue à la tache, mais ça l’autre personne qui se tue à la tache ne sait pas encore que pendant
qu’elle se tue à la tache toi tu te tue à rien du tout. Et arrive à un moment donnée LA question « meuble » de la conversation : « et tu fais quoi maintenant » alors
soit tu mens et tu t’en sors à peu près bien car c’est MAL de mentir, soit tu réponds par la réponse qui tue la conversation : « heuuu, RIEN ». C’est chiant après l’énumération de
tout ce que tu pourrais faire de ta journée, ou des jobs que tu peux trouver, ou de n’importe quoi que l’autre veut que tu fasse pour être comme lui « actif ». C’est pour ça que dans
cette période je suis associable j’ai envie de rien faire et c’est tout, quand j’en aurais envie je le ferais et pis c’est tout. Ne rien faire actuellement pour moi n’est pas une fatalité mais
une philosophie de vie.
Sinon, toi qui bosse, comment c’est ta vie ??? Ton ressentie sur ces personnes qui ne foutent rien
de leurs journées et qui en sont fières ???
Et toi qui es dans le même cas que moi ??? Comment tu
te vois ??? Comment tu vois les autres qui te voient ???? Tu le vis bien ???
Alors oui chèr(e)s lecteurs je ne fais
rien, je parle à vraiment très peu de personnes, je glande par ci par la, je fais mon beau quoi, mais je suis bien et le plus important c’est d’êtres bien avec soi même et le reste ???
Ben on s’en fou !!!!
Léthargiquement vôtre : Krazy Aï Angel
Ps : prendre son temps n’est pas forcement le perdre.
Ps2 : ça fatigue vachement de ne rien faire
quand même.